Vos Droits
| La loi du 3 février 1992 portant création du « statut de l’élu » a eu plusieurs effets dont celui de revaloriser l’ensemble des indemnités versées aux élus puis d’instituer un véritable droit à la formation. Ce nouveau droit, individuel est ouvert à l’ensemble des Maires, adjoints, conseillers municipaux mais aussi aux conseillers généraux et régionaux ainsi qu’aux membres des communautés de communes, d’agglomération ou de communautés urbaines. L’élu détermine librement le thème et le lieu de la formation, l’organisme qui le dispense, quel que soit son statut au sein du conseil municipal. (majorité ou opposition). La formation doit développer des compétences liées aux fonctions qu’il exerce sans en être obligatoirement le titulaire express. (l’élu peut décider de se former sur les questions d’urbanisme même s’il n’est pas l’adjoint en charge de cette délégation, on sait que les questions liées à l’urbanisme font parties des compétences des conseils municipaux) Sont exclus des formations les voyages d’études. |
Attention : les formations sont dispensées obligatoirement par un organisme ayant reçu un agrément délivré par le Ministre de l’Intérieur.ce qui est le cas de l’Association Laicité & République (association créée par le PRG pour l’organisation des formations des élus) qui a obtenu l’agrément ministériel en date du 12 juillet 2005.
L’inscription au budget des dépenses de formation :
Elle détermine les orientations et les crédits ouverts à ce titre. Un tableau récapitulant les actions de formation des élus, financées par la collectivité, doit être annexé au compte administratif.
La mise en œuvre du droit à formation de l’élu s’inscrit dans le cadre du budget annuel. Le montant des dépenses à inscrire « ne peut excéder 20% du montant total des crédits ouverts au titre des indemnités de fonction susceptibles d’être allouées aux élus de la collectivité ». La répartition des crédits entre les élus est opérée sur une base égalitaire. (Que l’élu soit dans la majorité ou dans l’opposition ...).
Le caractère obligatoire de ces dépenses n’implique pas nécessairement l’inscription de la totalité des crédits possibles. Le Conseil Municipal peut décider d’inscrire au budget une somme inférieure. Mais les dépenses nécessaires au paiement des formations doivent être inscrites au budget, même si la demande n’émane que d’une minorité d’élus.
Etablissement public de coopération intercommunale :
Les modalités d’exercice, le nombre de jours :
Prise en charge :
Les pertes de revenus donnent lieu à une compensation par la collectivité. Mais la compensation à laquelle l’élu a droit est limité à 1,5 fois la valeur horaire du smic dans la limite de 18 jours par mandat s’applique aussi aux non salariés.
Cette compensation est imposable. Les collectivités qui en ont les moyens peuvent accorder des journées de formation supplémentaires, dans la limite du plafond des crédits formation. Dans ce cas, les élus les suivent pendant leur temps de loisirs ou renoncent au bénéfice de la compensation financière.
Les plus petites communes peuvent recevoir une dotation particulière (2255 euros par commune bénéficiaire en 2003)
Pour savoir si votre commune touche cette dotation, consultez le site http://www.dgcl.interieur.gouv.fr .
Attestation :
Articles de lois se rapportant à la formation des élus :
Art. R2123-12 à R2123-22 du CGCT
Art. 1221-12 à R.1221-22 du CGCT (organisme de formation)
Une question ? une réponse !
Pour toute question concernant la formation des élu-es en général oul’organisation de journées de formation adaptées à votre demande, n’hésitez pas à contacter
Yves BERTRAND
Tél : 02 35 21 69 14
e-mail : contact@formation-elu.fr

