Dossier La laïcité à l'école
La laïcité ne s'use que si l'on ne s'en sert pas
Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, rarement le principe constitutionnel de la France "République indivisible, laïque, démocratique et sociale" n'aura été autant malmené.Le discours de Saint-Jean de Latran dans lequel le Président de la République développe son approche d'une "laïcité positive" et appuie l'idée que dans le cas de la "transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur" marque le point de départ d'une nouvelle étape de la restauration conservatrice qui fustige l'héritage des Lumières.
L'école est au centre des attentions présidentielles car elle reste un espace privilégié de la construction du citoyen, républicain et de surcroit laïc.
Dès lors, il ne faut pas s'étonner de constater que l'école publiqe laïque ne semble plus être la priorité de la République telle que l'a définie l'actuel locataire de l'Elysée. Ses moyens se réduisent comme neige au soleil et la privatisation de l'enseignement gagne du terrain. A cela s'ajoute un autre élément : l'égalité de financement entre l'école publique et l'école privée depuis l'adoption de l'amendement Carle qui risque d'accélérer l'exode scolaire.
Pour vous apporter des éléments de réflexion et d'analyses à la question de la laïcité à l'école, nous vous invitons à découvrir notre dossier du mois.
Fabrice Dalongeville
1. Laïcité à l'école : sous un air de résistance
2. Ecoles privées : les forces en présence
3. Ecole privée : le retour du religieux
4. Financement : le danger de l'amendement Carle


