Environnement
Taxe carboneLe débat est de nouveau ouvert après le rejet du Conseil constitutionnel
Décidément, les jours se suivent et se ressemblent pour le gouvernement Fillon. Après la décision du conseil constitutionnel de rejeter en l’état la taxe carbone, c’est au tour du rapporteur général du budget de l’Assemblée nationale, le député UMP Gilles Carrez, de se prononcer pour une « contribution carbone généralisée », sans exception, à l’inverse des dernières déclarations du ministre du Budget, Eric Woerth qui maintenait l’idée de préserver un certain nombre de dérogations. Une façon pour le ministre de ne pas entendre les récriminations du Conseil constitutionnel qui fustigeait fort à propos le nombre trop important de passes droits (agriculteurs, routiers, etc.), battant ainsi en brèche ainsi la sacro-sainte égalité devant l’impôt.
Interrogé par le quotidien économique La Tribune, Gilles Carrez estime qu’il "serait préférable de bâtir un système où tout le monde s'acquitterait d'une contribution carbone généralisée, sur une même base pour chaque agent économique. Mais cela ne pourra se faire que progressivement". Enfin, Gilles Carrez se dit en outre favorable à une augmentation du taux de la taxe carbone, "mais seulement dans un cadre européen, de façon harmonisée, sans quoi les entreprises françaises seraient trop pénalisées".
Lundi 4 janvier, la secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno, a indiqué que les grandes entreprises devraient bénéficier comme les autres d'un système de compensations à partir du moment où elles acquitteront la taxe carbone. Par ailleurs, elle a aussi confirmé que l'électricité serait maintenue à l'écart de l'assiette de la taxe carbone dans le nouveau projet de loi que le gouvernement doit présenter le 20 janvier en conseil des ministres.
F.D.


