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				<title>Formation Elu -  Formation des élus locaux et collectivités locales : News</title>
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				<description>Formation Elu - Formations des Elus locaux - Laïcité et République, organisme et centre de formations pour les Elus (Mairie, Conseil Général, Conseil Régional, Conseil Communautaire etc). De nombreuses formations pour les Elus locaux et Nationaux sont proposées, une formation continue e-Learning – Le Campus des Elus, des formations locales et régionales à la carte ...</description>
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				<pubDate>Fri, 10 Sep 2010 06:53:01 +0200</pubDate>
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				<title>Formation Elu -  Formation des élus locaux et collectivités locales : News</title>
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					<title>Politique de la ville</title>
<link>http://www.formation-elu.fr/news.php?item.95.6</link>
<description>Zones urbaines sensiblesLa pauvreté ronge de plus en plus les quartiers défavorisésPrès d'un tiers des habitants de quartiers sensibles vit encore en dessous du seuil de pauvreté, même si le chômage y recule légèrement, note l'Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus), dans son rapport annuel publié le 30 novembre. Les Zus sont les 751 quartiers retenus par les pouvoirs publics pour être la cible prioritaire de la politique de la Ville. Environ cinq millions de personnes y habitent.En 2007, 33,1% des habitants des zones urbaines sensibles (Zus), en progression par rapport aux 30,5% en 2006, avaient moins de 908 euros par mois (seuil de pauvreté) pour vivre, contre 12% dans le reste du territoire, précise l'Observatoire qui tire le bilan de la loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine du 1er août 2003.S'agissant des moins de 18 ans, cette proportion atteint 44,3%, soit près d'un mineur sur deux, indique le rapport qui dresse un bilan nuancé mais sombre de cette loi dont l'objectif était de réduire significativement les inégalités en banlieue sur une période de cinq ans."Sur l'ensemble de la période, le taux de chômage en Zus est passé de 17,2% en 2003 à 16,9% en 2008, ce qui représente une baisse de 2% du nombre de chômeurs", note le rapport.Des jeunes plus touchés</description>
<author>Dalongeville&lt;fabrice.dalongeville@nospam.com&gt;</author>
<pubDate>Tue, 01 Dec 2009 01:00:01 +0100</pubDate>
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					<title>Modes de vie et usage du temps en France</title>
<link>http://www.formation-elu.fr/news.php?item.16.6</link>
<description>Jean VIARD est sociologue, directeur de recherches CNRS (Centre national de la recherche scientifique) au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po Paris)Ce texte est un extrait, légèrement remanié, d’une recherche élaborée pour l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et le PREDIT (Programme de recherche et d’innovation dans les transports terrestres), à paraître en mai 2006 aux éditions de l’Aube (La Tour d’Aigues) sous le titre : Eloge de la mobilité. Essai sur le capital temps libre et la valeur travail. Cet article est paru dans la revue Futuribles.MODES DE VIE ET USAGES DU TEMPS EN FRANCEQuand l’allongement de la vie bouleverse les territoiresSpécialiste des usages du temps et de leurs évolutions, Jean Viard sort, ce printemps, un nouvel ouvrage consacré aux impacts de l’augmentation du temps libre sur la mobilité des individus, notamment dans un pays comme la France. Il fait ici partager aux lecteurs de Futuribles la primeur de son propos.En particulier, il montre combien le travail a vu sa part diminuer dans le temps de vie des individus, sous l’effet des changements législatifs, et combien le ou plutôt les temps libres, par incidence, se sont accrus, ce d’autant plus que l’espérance de vie des Français augmentait elle aussi.Jean Viard insiste ici sur le fait que cette augmentation des temps libres se traduit par de nouveaux usages ayant des conséquences majeures sur la mobilité des individus, les relations qu’ils développent entre eux mais aussi à l’égard des territoires français.Tout cela participe, comme il le montre ici, à une forme de révolution culturelle (une « société de mobilité et de temps libre » où le travail prend une dimension différente) et appelle sans doute, par suite, à la définition d’un contrat social qui en tienne compte.S.D.Au XIXe siècle, un ouvrier, un paysan, avait une espérance de vie moyenne de 500 000 heures, en France. Il travaillait environ 200 000 heures, soit 40 % de son temps de vie, 70 % de son temps de vie éveillé.Comme il dormait 40 % de son temps, il lui restait 100 000 heures pour le temps libre, les loisirs, l’amour, la cuisine et le jardinage, les croyances et les luttes sociales – il faisait sans doute l’amour moins de 1 000 fois dans sa vie.Dans les milieux populaires, la vie, comme la société, était dominée par le travail d’une façon extraordinaire, ce que retrace bien le livre La Vie d’un simple, d’Emile Guillaumin, qui est un magnifique récit de vie paysanne.En 1950, après la guerre, la durée de vie a augmenté de 100 000 heures, on est à 600 000 heures d’existence en moyenne ; la durée du travail a été réduite autour de 120 000 heures, c’est-à-dire qu’un ouvrier ou paysan français commence à travailler à 13-14 ans ; le droit à la retraite vient d’être voté : il travaille donc 20 % de son temps sur Terre et 30 % de son temps éveillé.La proportion du travail a donc été diminuée de moitié dans une vie populaire sur un siècle ; pensons à 1848, 1906, 1936, les 40 heures, les congés payés et… les progrès médicaux.On arrive en 2002. Les Français ont encore gagné 100 000 heures d’espérance de vie, ils vivent 700 000 heures – avec des écarts d’espérance de vie de près de 10 % entre femmes et hommes, et entre cadres et ouvriers spécialisés. Avec les 35 heures et les 42 ans de cotisation pour la retraite, il leur faut travailler 67 000 heures pour avoir droit à la retraite : 42 ans à 35 heures, cela représente 9 % du temps de vie d’un Français, 16 % de sa vie éveillée.Celui-ci pourrait encore gagner 100 000 heures d’espérance de vie en 20 ans, ce qui veut dire que, malgré l’allongement des années de cotisation de retraite, le pourcentage du temps travaillé se réduirait à 8 % de l’existence moyenne si les Français continuent à ne cotiser que 42 ans. Lord Keynes, dans les années 1930, prévoyait trois heures de travail par jour en l’an 2000. Nous y sommes presque.Enfin, on est passé, en France, de 100 000 heures disponibles – hors sommeil et travail – à environ 400 000 pour soi, sa famille, ses temps libres, sa culture, ses engagements et ses voyages…, dont le quart, soit 100 000 heures, absorbé par la télévision. Cette multiplication par quatre du temps disponible hors sommeil et hors travail constitue l’information essentielle. Dans cette dilatation du temps à faible contrainte se tient la révolution temporelle que les Français vivent sans en être totalement conscients.Ces chiffres, au demeurant réducteurs et discutables dans le détail, illustrent cependant que l’allongement et les bouleversements de la durée de vie doivent être analysés avec attention. Car on ne fait pas plus souvent, en France, ce que l’on faisait avant moins souvent.La vie s’organise autrement, avec de nouvelles pratiques et de nouvelles relations qui amènent à avoir de nouveaux rapports aux lieux et à la mobilité, de nouvelles relations entre individus, de nouvelles relations même à la réalité sociale – ce que nous appelons l’absentéisme social.Il y a, sous l’inflation quantitative de certains rapports, un quasi-changement de nature des enjeux […] nous entrons dans une époque et une économie, de « l’à côté du travail structurant » encore largement inconnue. Pas une société de l’antitravail, mais une société d’individus qui, parmi d’autres activités, travaillent – ou espèrent le faire.Il ne s’agit pas de dire que le travail n’a plus d’importance dans la structuration du social, mais que les relations et les solidarités se construisent en partie ailleurs. Autrement dit, le travail et les temps libres sont devenus coproducteurs des liens sociaux, de la production de richesse et des mobilités, de l’organisation des territoires…Dès lors, il faut mettre le temps au cœur des questions sociétales et sociologiques ; il faut apercevoir, puis accepter, que ce temps si long appartient dorénavant à chacun, sans figures d’usage préétablies, car le temps éveillé a échappé au travail pour les quatre cinquièmes de sa durée sans que l’on y prenne vraiment garde.Et, pour occuper ce cadre brusquement élargi, les innovations du dernier demi-siècle en matière de temps libre ont eu une influence déterminante car elles sont venues occuper un vaste champ quasi vierge.Aussi, les gestes, les normes et les valeurs inventés pour occuper ce temps nouveau ont pris une place bien au-delà de leurs usages factuels, une place au cœur même de la culture postmoderne. Il en est ainsi des vacances, des rythmes scolaires, de la socialisation des anciennes tâches féminines, des loisirs, de la télévision…Il faut prendre acte de ce que les Français sont aujourd’hui dans une nouvelle culture du temps où les liens sociaux, comme les imaginaires collectifs, sont de moins en moins construits d’abord dans le temps de travail : les normes et les valeurs issues des temps libres sont devenues dominantes, influençant et la famille et le monde du travail.Pour en savoir plus :Le Sacre du temps libre. La société des 35 heures et Court Traité sur les vacances, les voyages et l’hospitalité des lieux. La tour d’Aigues : éd. de l’Aube, respectivement 2006 et 2003.Téléchargez l’article complet :Modes de vies et usages du temps en France</description>
<author>yves BERTRAND&lt;yvesbertand@nospam.com&gt;</author>
<pubDate>Fri, 21 Sep 2007 11:20:24 +0200</pubDate>
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